Les retraités sont inquiets et mécontents ! Ils le manifesteront le 28 mars dans la rue ! Rdv Escalier Gare Saint Charles à 10 h.

Les décisions concernant la prise en charge de la perte d’autonomie tardent

Michèle Delaunay affirmant que le financement de la perte d’autonomie se ferait sans recours à l’assurance privée a pu rassurer un temps. Mais l’introduction d’une taxe de 0,3% s’appliquant au premier avril sur les pensions, introduisant la solidarité « intra-générationnelle », s’oppose frontalement à la revendication demandant que cette prise en charge relève de la solidarité nationale dans le cadre de la sécurité sociale. D’autant que la déclaration récente de François Hollande proposant « un partage entre la solidarité collective et la responsabilité individuelle » conforte cette dérive.

Leur pouvoir d’achat est menacé. Les campagnes des uns et des autres tendent à présenter les retraités comme des privilégiés bénéficiant de niches fiscales scandaleuses, aux revenus supérieurs à ceux des actifs, déclarations relayées abondamment par des médias aux ordres qui ont intégré l’idée que, compte tenu de la crise, il faut sacrifier les salariés et les retraités pour permettre aux marchés de continuer à spéculer confortablement et aux milliardaires du CAC 40 d’accumuler des dividendes. Il y a eu beaucoup de tergiversations pour savoir si aurait lieu la revalorisation du 1er avril, échéance légale de la revalorisation annuelle, et de quel montant elle serait. Et les accords signés par un certain nombre d’organisations syndicales, sauf la CGT et la CGC, pour les « complémentaires retraites », accords qui prévoient un blocage de la revalorisation annuelle à 1% en dessous de l’inflation ne peuvent qu’augmenter inquiétude et mécontentement. D’autant que des ministres se sont emparés aussitôt de cet accord pour dire qu’il ne pouvait être sans conséquence sur l’ensemble des retraites. Or depuis des années les retraités constatent une dégradation continue de leur pouvoir d’achat compte tenu des charges en constante augmentation (nouvelles taxes, dépenses contraintes …) et une augmentation du nombre des retraités pauvres.

Afin d’exprimer ces revendications, l’Inter Syndicale retraités s’est adressée aux élus du département pour demander à les rencontrer : aucune réponse à ce jour. Il y a d’autres solutions que de s’attaquer aux retraités du public ou du privé.

Le 28 mars ils ont décidé de l’exprimer ensemble et de porter face à l’opinion publique leur mécontentement. Avec la CGT, la FSU et Solidaires, ils manifesteront à Marseille comme dans les autres villes de France.

 

Rassemblement à 10 heures au pied de l’escalier de la Gare Saint Charles, défilé ensuite jusqu’à la Préfecture où une délégation intersyndicale sera reçue.